Roumanie: rappel historique

A l’issue de la première guerre mondiale, la Roumanie est, comme la plupart des autres pays de la région, multiethnique : 72% de roumains, 8% de hongrois, 4% d’allemands, 3% d’ukrainiens…

En mars 38, le Roi Carol II  s’arroge les pleins pouvoirs pour faire face aux troubles politiques. Les nazis et les légionnaires de la garde de fer (mouvement fasciste) sont pourchassés. Mais le 21 septembre 39, les légionnaires prennent le pouvoir.

La Roumanie accueille 60 à 100 000 polonais suite à l’attaque de leur pays par l’Allemagne.

Le 28 juin 1940, le Reich oblige la Roumanie de céder à l’ultimatum de la Russie (cette dernière considère que ces territoires sont ethniquement ukrainiens): la Bessarabie et la Bucovine du Nord sont intégrées à l’URSS et utilisent donc des timbres russes. Ces régions seront annexées à nouveau par la Roumanie en juillet 41, puis reconquise par la Russie en 1944 ! De nombreuses déportations ont lieu.

Suite au second arbitrage de Vienne (30 aout 40), la Roumanie, de peur de subir le sort de la Pologne, cède 43 000 km² à la Hongrie (Transylvanie du Nord : les autorités roumaines se retirèrent entre le 1er et le 4 septembre, et 320 000 soldats hongrois occupèrent ce territoire entre le 5 et le 13 sept)) et 7 400 km² à la Bulgarie (accords de Craïova : la Dobroudja est cédée le 7 sept 40). Ces régions annexées utilisent alors les timbres des pays auxquelles elles sont rattachées. Le 6 septembre 40, le roi est poussé à l’abdication et est remplacé par son fils, Michel 1er. La Garde de Fer a la totalité du pouvoir, et la Roumanie devient un état fasciste qui se range aux côtés les allemands. Le 8 novembre 40, des troupes allemandes commencent à s’installer dans le pays.

Début 41, les légionnaires de la garde de fer (qui avaient tentés un coup d’état) sont exclus violement du pouvoir et se réfugient en Allemagne.

Le 22 juin 41, les troupes roumaines attaquent l’URSS, aux côtés des allemands. La Roumanie récupère ainsi les territoires cédés l’année précédent et occupe, sans l’annexer, la Transnitrie (création du Governorat de Transnitrie, incluant la Ville d’Odessa). Ces territoires utilisent à nouveau les timbres roumains. Suite à la défaite de Stalingrad,  une partie des soldats roumains prisonniers des russes formeront des divisions qui combattront aux côtés des soviétiques (« Vladimirescu » ou « Horia-Cloșca-Crișan »).

En mars 44, les troupes soviétiques pénètrent en territoire roumain. Le 23 aout 44, le « Pétain roumain » (Antonescu) est destitué par le roi Michel, qui déclare la guerre à l’Allemagne et à la Hongrie peu après. La Roumanie passe sous influence soviétique. La Roumanie récupère la Transylvanie du Nord (qu’elle avait cédée à la Hongrie en 1940), mais pas les territoires cédés à la Russie et à la Bulgarie ne 1940.

Suite au revirement du 23 aout 44, les correspondances avec les pays de l’axe sont suspendues, et celles avec les alliées peuvent recommencer. Mais ce n’est que mi novembre qu’une nouvelle route (via la Bulgarie, le Turquie, la Syrie la Palestine et l’Égypte) a pu fonctionner (nommée « la route postale orientale »). Ce courrier était systématiquement recommandé. Par contre, le courrier entre l’Europe de l’Ouest (et USA) pour la Roumanie ne recommença qu’en juillet 45. NB : ces explications proviennent d’un article de C.C.S.G. de juillet 2009

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