Kouang Tchéou

Territoire à bail cédé à la France en 1898, qui dépendait administrativement de l’Indochine. Le chef lieu administratif était Fort Bayard. Juste avant le début de la guerre, le 26 juillet 1939, Air France ouvre une liaison aérienne entre Hanoï et Fort Bayard. Un avion de cette ligne est abattu par les japonais le 7 juillet 1940.

 

Les japonais ayant envahi plusieurs territoires proche de Kouang-Tchéou, de nombreux réfugiés chinois s’installent dans la concession française, dont la population passe de 200 000 à 500 000 habitants, dont une centaine de français (on comprend que les lettres soient rares sur le marché philatélique !).

En 1943, les japonais occupent le territoire. Les administrateurs et militaires français quittent le territoire. Les japonais partent fin septembre 45. Le 18 aout 45, les français signent avec la Chine une convention pour rétrocéder ce territoire à la Chine. Les français partent le 20 novembre 45.

Un article de Timbres Magazine de 2003 précise que des français ont été internés par les japonais en 1943 (et rapatriés seulement en janvier 1946 !), que ces même japonais transfèrent la gestion du territoire aux autorités chinoises pro-japonaises (gouvernement de Nankin), et que la rétrocession officielle par la France à la Chine a eu lieu en mars 46. Enfin, les cachets postaux et les timbres de Kouang Tchéou auraient été utilisés jusqu’au 1er octobre 1945.

Le site de wikipedia consacré à Zhanjiang (nouveau nom de la ville) indique que des troupes japonaises résidèrent dans le lycée Français jusqu’en octobre 45, que les timbres chinois sont utilisés dans la ville conjointement aux timbres indochinois, et que le stock de timbres surchargés Kouang Tchéou a été utilisé en Indochine (Saigon et Hanoï principalement) après la guerre.

D’un point de vue philatélique, ce territoire utilise des timbres d’Indochine surchargés Kouang Tchéou. Mais ces timbres se rencontrent plus souvent sur des correspondances postées en Indochine. Il est à noter quel les chinois préféraient utiliser la poste chinoise, en particulier pour les envois pour la Chine, en utilisant la poste de Tsuen Bridge.

Les correspondances postées à Kouang Tchéou pendant la guerre sont rares, en particulier celles censurées (il existait une commission de censure dans cette enclave, avec des bandes et cachet similaires à ceux employés en Indochine, mais portant la lettre F).

Timbres vendus sur place (et en Indochine)

1941

Yvert n° 125 à 134. Timbres d’Indochine surchargés

Timbres non parvenus sur place

1941

Yvert n° 135 à 137. Série Défense de l’Empire

Yvert n° 138 et 139. Série Pétain et temples

Yvert PA n° 1 à 3. Protection de l’enfance indigène

1942

Yvert n° 140 à 155: Timbres d’Indochine surchargés (sans la mention RF, à la différence de la série de 1941)

Yvert PA n° 4. Quinzaine impériale

1944 

Yvert n° 156 et 157. Série Pétain et temples

 

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