Censure de la résistance

Les marques de censure de la résistance (que l’on peut aussi appeler « censure F.F.I. ») apparaissent dans les régions où les forces alliées ne sont pas intervenues rapidement après les débarquements de Normandie (6 juin 44) et de Provence (15 aout 44), ou bien dans les zones où les FFI étaient bien implantés.

Un article publié dans le bulletin n° 47 du CMSGM (club marcophile de la seconde guerre mondiale) indique que les premières bandes de censures (sans cachet) sont apparues en Ardèche dès le 26 juin 1944 à Lamastre, puis à Vernon-sur-Ardèche, puis Saint-Martin de Valence, puis Theyts. Toujours en Ardèche, des cachets de censure ont été utilisés en juin 44 à Alboussière, puis à Montpezat en juillet et en Septembre à Tournon-sur-Rhône.

La lettre ci-dessous a été censurée à Vernon-Sur-Ardèche:

Dans d’autres villes, une censure FFI a été effectuée. A Issoudin (Indre), à Poitiers (Vienne), à Saint Junien (Haute Vienne), à Belvès (Dordogne), à Surgères (Charente Maritime), à Montbron (Creuse), à Conbreux (Loiret), à Mont-de-Marsan (Landes). L’ouvrage de Wolker référence aussi Figeac (Lot), « Etienne » (le catalogue Deloste indique: « DC F.F.I. / ETIENNE).

La lettre ci-dessous porte la marque de censure de Surgères:

En Charente Maritime, les FFI vont être constitués en régiments pour lutter contres certaines poches (Royan, Rochefort…) car les allemands y sont retranchés, parfois jusqu’au 8 mai 45. Ces unités prendront le nom de Force Française de l’Ouest. Elles ont leur propre bureau de censure, à Rochefort, à Royan.

La bande de censure ci-dessous a été utilisée à partir d’octobre 44 à Rochefort:

Enfin, le catalogue de Deloste cite un certain nombre d’autres villes ou des commissions de censure FFI ont existé: Marathon en Charente, Lavardac (Lot), Mont de Marsan, Saint Martin de Ré, Lot (sans précision de ville).

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